dimanche 26 avril 2026

L'activité solaire du 26 avril 2026

 Le 25ème cycle solaire est décidément un bon cru, l'activité solaire se maintien toujours a un bon niveau, en témoigne le nombre important de taches présentes sur le disque de notre étoile en ce dimanche 26 avril 2026. la plus grosse tache du jour, AR 4420, passe au méridien central et fait parfaitement face à la Terre. Elle montre un champ magnétique instable et pourrait libérer une puissante énergie par le biais d'une éruption de classe X. Elle reste donc intéressante à suivre. J'ai pu la photographier en détail avec la lunette TS Photoline de 125 mm, un filtre ND5, une caméra Altaïr GPCAM3 462M, un filtre contrast booster continuum et une barlow Kepler 2x. La turbulence était assez coopérative pour une fois.


J'ai également réalisé un portrait complet du Soleil avec le Seestar S50. La surface de notre étoile apparaît ponctuée de nombreuses taches solaires. AR4420 est reconnaissable à son grand alignement rectiligne de taches (à droite), les deux groupes verticaux sont AR 4424 (en haut) et AR 4421 et 4423 (en bas), et près du limbe est nous pouvons également distinguer AR 4425 (sur le bord, à gauche).


Et pour compléter, une vision des zones actives du jour en H alpha, avec la lunette Lunt 40 mm BF600. On peut également noter la présence d'un joli champ de protubérances sur le limbe nord-est.


mardi 14 avril 2026

Filament et tache solaire du 14 avril 2026

 Même si l'activité solaire semble un peu freiner ces dernier temps, il y a toujours des choses intéressantes à observer en longueur d'onde H alpha, des protubérances mais aussi de grands filaments. Les filaments sont aussi des éruptions solaires, mais celles-ci  sont visibles sur le disque de notre étoile. Les filaments sont constitués de matière chromosphérique chauffée à 8000K et qui se retrouve en suspension dans la basse couronne solaire. Bien que très chaud, le filament apparaît sombre car en H alpha il est fortement absorbant, il atténue la lumière provenant des couches atmosphérique inférieures. L'un d'entre eux a attiré mon attention, il forme une grande boucle irrégulière de plus de 150 000 km de long. Notons également la présence sur l'image de la tache solaire AR 4418. Cette photo a été réalisée avec ma Lunt 40 mm BF600, une barlow Kepler shorty 2x et une caméra Altaïr GPCAM3 462M.


 

mercredi 25 février 2026

Seconde observation réussie de 2026 pour le massif du Canigou vu depuis Marseille

 

Comme le beau temps c'est maintenu, le lundi 23 février 2026, j'ai pu tenter une nouvelle observation du massif pyrénéen du Canigou depuis le quartier de la Batarelle Haute, sur les hauteurs de Marseille. Cette fois-ci, j'ai pu me rendre sur le site avant le coucher du Soleil, et les conditions atmosphériques étaient suffisamment bonne sur le golfe du Lion pour me permettre de distinguer les sommets Pyrénées orientales avant le coucher du Soleil ! Grace au puissant zoom de mon bridge Sony DSC-HX350, j'ai pu les immortaliser alors que l'astre du jour était situé à quelques degrés au dessus de l'horizon à droite du massif montagneux. La vision du massif était pour le coup très fantomatique, mais les observateurs les plus habitués à chasser le phénomène reconnaitront les sommets du Canigou et du Tres Vents entre les trois éoliennes offshores du parc de Camargue


Après le coucher de Soleil la vision du massif s'est précisée, il est parfaitement visible dans son intégralité, mais il est apparu très aplati par la réfraction, visiblement basse en cette fin d'après-midi. C'est avec le Seestar S30 pro que j'ai pu le détailler avec le plus de précision.


Même si les reliefs du massif paraissaient très estompés, ils restaient quand même parfaitement reconnaissable, conformément au profil dessiné par "le spécialiste du Canigou" Alain Origné :


Comme les sommets étaient peu relevés par rapport à l'horizon, le massif pyrénéen n'était que très discrètement visible à l’œil nu aujourd’hui. Le 21 février, avec une réfraction plus favorable, il était bien plus facilement perceptible, sans instruments.


La visibilité du massif du Canigou était très fluctuante au fil des minutes. Par exemple, sur cette dernière image prise au Seestar S30 pro, les différents sommets se sont montrés un peu mieux dessinés.


Je rappelle que sa vision est rendue possible par la réfraction atmosphérique qui redresse l'image de ces reliefs lointains (distants de plus de 260 km) et les rend visibles au dessus de l'horizon.



dimanche 22 février 2026

La gigantesque forêt de protubérances solaires du 22 février 2026

 En ce dimanche 22 février 2026, le Soleil paraissait parfaitement calme en lumière blanche, pas une seule tache solaire n'était perceptible sur la photosphère. C'est le premier jour sans aucune taches depuis 2022 ! Peut-être un signe d'un début de baisse d'activité pour ce 25ème cycle solaire ? Mais ce calme apparent était en réalité tout à fait trompeur, car en changeant de longueur d'onde et en passant en H alpha pour étudier sa chromosphère, le limbe solaire est apparu complétement déchainé ! En effet, une gigantesque succession de protubérances solaires assurait le spectacle en couvrant une large partie du limbe sud-est de notre étoile. Ce "mur" de plasma s'étend sur plus de 400 000 km de long, soit une distance supérieure à celle qui sépare la Terre de la Lune ! Malgré le voile de cirrus qui tapissait le ciel, j'ai pu les photographier avec la Lunt 40 mm BF600 et la caméra Altaïr GPCAM3 462M.

 


Sur le limbe nord-nord-est se dressait une autre protubérance spectaculaire, une gigantesque "tour Eiffel" haute de 100 000 km, composée d'un enchevêtrement de filaments de plasma !


 

samedi 21 février 2026

Première observation du massif pyrénéen depuis Marseille pour 2026

 

Le beau temps est enfin revenu sur Marseille et sur le golfe du Lion. En ce samedi 21 février 2026, les conditions paraissaient réunies pour réussir une observation du massif pyrénéen du Canigou depuis Marseille. Ce début d'année 2026 aura été particulièrement maussade en terme de météo, de mémoire de marseillais çà faisait longtemps qu'on avait pas vu autant de grisaille et de pluies sur la cité phocéenne. Depuis le début du mois de janvier, j'ai essayé cinq fois d'exploiter les brèves éclaircies qui se sont présentées, mais sans succès, c'était désespérant. Cette 6ème tentative aura donc été la bonne ! Je me suis rendu sur les hauteurs de Marseille, à la Batarelle Haute, juste après le coucher du Soleil, pour tenter de relever le challenge. Et bien m'en a pris car à mon arrivée, le massif était parfaitement visible à l’œil nu sur l'horizon, sans forcer ! Je rappelle que sa vision est rendue possible par la réfraction atmosphérique qui redresse l'image de ces reliefs lointains (distants de plus de 260 km) et les rend visibles au dessus de l'horizon.


Manque de bol, je travaillais ce samedi alors que c'était la première fois depuis bien longtemps que le Golfe du Lion était dégagé et qu'il n'y avait pas un nuage sur les Pyrénées Orientales. En fin d'après-midi, même en essayant de me dépêcher de rejoindre les hauteurs de Marseille, je ne suis malheureusement pas arrivé à temps pour assister au coucher du Soleil à 18h17. Je suis parvenu sur le spot de la Batarelle-Haute vingt minutes après la disparition de l'astre du jour, et malgré cela le massif du Canigou était bien là, trônant sur la Méditerranée tel une île éphémère lointaine. En admirant le spectacle, je me suis hâté de monter le Seestar S30 pro et de lancer de poses en mode "paysage" avant que le ciel ne devienne trop sombre. 

Malgré une réfraction modérée et une forte turbulence atmosphérique qui dégradait sensiblement les images, les différents reliefs du massif du Canigou étaient bien reconnaissables. Le sommet le plus marqué était celui du Canigou lui même (2785 m), visible sur la droite. 

 


J'ai également essayé de photographier le phénomène avec le zoom de mon bridge Sony DSC-HX350. Cette photo en grand champ donne une bonne idée de la perception du massif montagneux tel qu'il était observable à l’œil nu.

Alors que le Soleil s'est couché loin de l'azimut du massif, lorsque les conditions météorologiques s'y prêtent, le Canigou peut être observé à d'autres dates que celles qui sont officiellement annoncées.



lundi 2 février 2026

La grande tache solaire AR 4366 en sursaut violent début février 2026

 

3 février 2026

Après un nouvel épisode de mauvais temps, le beau temps est brièvement revenu. J'ai saisi l'occasion pour rendre une nouvelle fois visite au Soleil avec le Seestar S50, histoire de voir ce que devient la grande tache solaire AR 4366. Et bien je n'ai pas été déçu, la zone active a clairement pris de l'ampleur. En effet, le complexe de taches s'étire désormais sur près de 200 000 km de long ! Et elle continue a produire des flares.

 


Par chance, le ciel clair s'est maintenu assez longtemps pour que je puisse également photographier le groupe de taches solaires AR 4366 en H alpha. Cette fois-ci j'ai utilisé la lunette Coronado de 90 mm de l'observatoire historique de Marseille, sur laquelle j'ai installé ma caméra Altaïr GPCAM3 462M. La zone active d'AR 4366 apparaît beaucoup moins brillante que le 1er février, mais elle est vraiment superbe à observer, très complexe, les taches sont entourées de belles lignes de champ magnétique. La présence de deux grandes protubérances sur le limbe rehausse encore l'esthétique du champ étudié.


 

 1 février 2026

Dimanche 1er février 2025, j'ai profité de quelques heures de ciel clair pour faire des observations solaires et immortaliser le gros groupe de tache AR 4366. Cette zone de taches spectaculaires est apparue sur le limbe est il y a quelques jours, elle se développe et prend de l'ampleur, pour dépasser désormais les 100 000 km de long. J'ai pu la photographier avec la lunette TS Photoline de 125 mm, un filtre ND5, une caméra Altaïr GPCAM3 462M, un filtre contrast booster continuum et une barlow Kepler 2x. 

 


En H alpha, avec la lunette Lunt 40 mm BF600, la zone active AR4366 est très spectaculaire, le 1er février en fin de matinée elle apparaît extrêmement brillante. Et pour cause, elle a émis un flare très énergétique de classe X8 ! Et les sursauts s'enchainent, durant les dernières 24h AR 4366 a produit pas moins de 17 flares de classe M et 3 de classe X. Avec une telle activité, il va falloir surveiller l'afflux de matière qui se dirige vers la Terre, si le sursaut s'est accompagné d'une CME conséquente et d'un trou coronal, peut-être aurons-nous une nouvelle fois droit à de belles aurores visibles jusqu'à de basses latitudes. 

 


J'ai également sorti le Seestar S50 pour réaliser une vue globale de notre étoile. AR 4366 correspond au gros groupe de taches solaires visible dans le quart nord-est de la photosphère solaire. Notons que d'autres taches moins importantes sont également observables sur le limbe est, AR 4367, 4368 et 4369.

 


Pour comparaison, voici le vision presque intégrale du Soleil en H alpha avec la Lunt 40 mm. AR 4366 est de loin la zone la plus brillante de chromosphère !

 


Deux beaux filaments éruptifs se distinguent également dans le quart sud-est de la chromosphère, ils ont retenu mon attention et méritaient bien un plan rapproché. Ces filaments sombres s'étirent sur près de 250 000 km de long.

 


 

dimanche 4 janvier 2026

Le Soleil du 4 janvier 2026, jour du périhélie

Comme tous les ans, le 4 janvier 2026 la Terre est au périhélie (cette année c'était plus précisément le 3 janvier à 17h15 TU), c'est à dire qu'elle se trouve à sa distance minimale avec le Soleil, à 147,1 millions de km. C'est le moment où notre étoile présente son diamètre apparent le plus important, aujourd'hui il est de 32,5' d'arc. Malheureusement, comme nous sommes encore proche de la date du solstice d'hiver, le Soleil reste toujours bas sur l'horizon sud lorsqu'on l'observe depuis l'hémisphère nord, ce qui n'aide pas à obtenir des images en haute résolution de sa surface. Même si nous nous éloignons petit à petit du maximum du 25ème cycle solaire, notre étoile montre encore une belle activité avec plusieurs petites taches solaires, notamment dans son quart sud-ouest, comme le montre cette image prise avec le Seestar S50.


La turbulence, sensible, n'a pas permis de sortir de bonnes images détaillées de la photosphère avec la lunette de 125 mmEn ce moment c'est compliqué du côté de la météo entre les nuages omniprésents et atmosphère agitée. J'ai quand même réussi à sortir une image en grand champ des groupes de taches AR 4323, 4325, 4328 et 4333.


 J'ai également photographié cette zone riche en taches solaires avec la lunette Lunt de 40 mm BF600 et la barlow Antarès 1,5x. Dans la longueur d'onde du H alpha les images sont souvent plus stables. Voici les mêmes zones d'activités mais vues depuis l'étage supérieur de la surface du Soleil : la chromosphère. Nous pouvons noter la présence de nombreux petits filaments sombres dans le secteur, et notamment dans les parages des taches solaires. Les filaments sont des protubérances observées en avant plan de la chromosphère. Ils ont une température de 8000 degrés. La chromosphère a une épaisseur de quelques milliers de kilomètres et la température y remonte de 4000 à 10 000 degrés. Cette croissance de la température avec l'altitude reste l’un des grands mystères de la physique solaire actuelle.


Dans le quart nord-est il n'y a qu'une seule tache solaire, AR 4324, qui apparaît entouré d'une plage claire très contrastée. Je remarque également que sur le limbe se déploient de jolies protubérances, elles méritaient bien une image.


 

 

vendredi 5 décembre 2025

Les gigantesques groupes de taches solaires AR4294 et AR4296

 

Un groupe géant de taches solaires est apparu dans l'hémisphère sud de notre étoile. Il est composé de deux groupes situés en enfilade, nommés AR4294 et AR4296. L'ensemble est réellement impressionnant car il s'étire sur plus de 180 000 km de long (plus de 14 fois le diamètre de la Terre !). En plus d'être intéressante à observer et photographier, cette zone pourrait se montre très active dans les jours à venir, elle a déjà émis plusieurs sursauts énergétiques mineurs de classe C et un futur flare de classe X n'est pas à exclure. 

Le 5 décembre 2025 entre 11h28 et 14h50 HL

Enfin une éclaircie ! J'ai profité d'une fenêtre de ciel clair de quelques heures pour continuer à suivre l'évolution de la grosse barre de taches solaires réunissant de gauche à droite AR4296, AR4294 et AR4298. Pour garder une continuité dans le suivi instrumental j'ai ressorti le Seestar S50 le filtre et le filtre K&F Concept ND100000., histoire de bénéficier d'une vue intégrale de notre étoile.

 


Comme cette fois-ci j'ai du temps devant moi, j'en ai également profité pour réaliser des images avec la lunette TS Optics AP 60/360 mm ED, la caméra Altaïr GPCAM3 462M et le filtre continuum à 540 nm avec une bande passante de 7 nm. Malgré la turbulence très forte qui dégrade fortement les images ce matin, le résultat quand même intéressant. L'archipel de petites taches d'AR4294 montre beaucoup de détails et la granulation de la photosphère commence à se deviner.

 


J'ai également essayé de réaliser des portraits en gros plan des taches solaires avec la lunette de 125 mm mais la turbulence atmosphérique était trop forte, impossible de sortir des images fines et détaillées. Du coup je suis passé en H-alpha avec la Lunt 40 mm BF600. Dans le rouge profond la turbulence est moins gênante et la barre de tache montre un tout autre aspect. Dans cette longueur d'onde nous étudions une couche supérieure de l'atmosphère solaire nommée la chromosphère. peu dense, elle a une épaisseur de quelques milliers de kilomètres et la température s'y élève de 4000 à 10 000 degrés.

 


Étonnamment je parviens même à faire passer la barlow Antarès 1,5x pour détailler la zone active. L'image montre une finesse intéressante. On peut constater que les taches sombres sont entourées de zones de "flares" très lumineuses, la région est très active sans pour autant montrer de sursauts majeurs capables d'émettre une CME.

 


 

Le 4 décembre 2025 à 13h17 HL

Difficile de suivre l'évolution de la super barre de taches solaires à cause du mauvais temps. J'ai pu sortir à nouveau le Seestar S50 en profitant d'une brève éclaircie et constater que les groupes AR 4294 et AR 4296 sont toujours spectaculaires. Le Soleil a tourné depuis le 1er décembre et désormais les groupes de taches s'approchent du méridien central, ils font donc face à la Terre. Bien qu'impressionnants, ces groupes de taches se montrent pour le moment particulièrement tranquilles. A la surprise totale, c'est l'une des toutes petites taches de l'hémisphère nord (AR 4300) qui a donné un flare de niveau M6 aujourd'hui !

 


 

Le 1 décembre 2025 à 12h47 HL

Première image au Seestar S50 des spectaculaires groupes de taches AR4294 et AR4296 qui viennent de faire leur apparition sur le limbe sud-est. Avec la rotation du Soleil ces taches vont progressivement se décaler vers la droite. L'image a été réalisée avec le filtre le filtre K&F Concept ND100000. 

 

 

dimanche 30 novembre 2025

La belle pyramide de plasma du 25 novembre 2025

 Le Soleil s'est montré actif cette semaine en longueur d'onde H alpha, avec entre autres une très belle protubérance en forme de pyramide, visible durant quelques jours sur le limbe nord-ouest de notre étoile. Cette grande éruption solaire s'étend sur près de 100 000 km de hauteur et retombe en se prolongeant sous la forme d'un filament sombre sur la face visible. Notons également la présence des groupes de taches solaires AR 4288 et AR 4287 sur l'image. AR 4288 est la plus importante des deux, son cœur sombre apparaît coupé en deux par un pont lumineux.

 


Voici une vue plus générale du disque solaire qui permet de mieux appréhender la taille importante de cette protubérance. Malheureusement ce 25 novembre 2025 est un jour bien venteux, la turbulence atmosphérique résultante n'a pas permis d'obtenir une finesse d'images optimale.

 


Cinq jours plus tard, le 30 novembre, une grande tache solaire a fait son apparition sur le limbe est-sud-est. En ce début de mois de décembre 2025 ce spectaculaire groupe de taches très actif va défiler sur la face visible de notre étoile et peut-être créer quelques éjections de masses coronales (CME) capables de générer de nouvelles aurores polaires. Affaire à suivre ... En tout cas le Soleil est toujours en forme, profitons-en ! 

 

lundi 10 novembre 2025

La grande zone active de taches solaires AR 4274

 

Depuis quelques jours un magnifique groupe de taches solaires est observable sur notre étoile. Ce groupe se montre très actif, il a émis deux puissants flares de classes X1.7 (34 minutes) et X1.2 (24 minutes) en l'espace de douze heures entre le 9 et le 10 novembre 2025. Ces flares se sont accompagnés d'éjections de masses coronales (CME) importantes, elles pourraient déclencher des orages géomagnétiques de classe G1 à G3 cette semaine. La seconde CME est particulièrement à surveiller car elle est liée à la puissante éruption solaire de classe X1.8 survenue hier. Son arrivée pourrait engendrer de fortes perturbations géomagnétiques et des aurores éventuellement visibles jusqu'en France. 

 

Le 15 novembre 2025 à 11h14 HL

Le mauvais temps m'a empêché de suivre l'évolution de la tache AR 4274. Quelques jours plus tard le Soleil a tourné et la zone active se retrouve désormais sur le limbe ouest. J'ai pu la photographier avant quelle disparaissent de la face visible de notre étoile avec le Seestar S50. Dommage qu'elle ne soit plus en face de la Terre car elle continue a produire des sursauts énergétiques puissants, le dernier en date de classe X4 s'est produit hier, le 14 novembre 2025. Ce flare s'est malheureusement produit sur le côté du Soleil et il n'est pas dit que la CME qui l'accompagne parvienne jusqu'à la Terre pour donner des aurores. Si c'est la cas la rencontre du vent solaire et de l'atmosphère devrait produire une tempête mineure de niveau G1 (s'accompagnant d'un KP de 5).

 


 

Le 11 novembre 2025 à 9h50 HL

Cette fois-ci c'est la lunette TS Photoline de 125 mm qui est de sortie, pour réaliser une image en haute résolution du groupe de taches solaires AR 4274. En plan large nous pouvons également distinguer la petite tache AR 4272 à droite et AR 4275 en bas. La zone active AR 4274 s'étire sur près de 150 000 km de long, ce qui équivaut à plus de 11 fois le diamètre de la Terre !

 


 TS Photoline de 125 mm,caméra Altaïr GPCAM3 462M, filtre solaire ND5, filtre Altaïr Continuum.

Avec la barlow Antarès 1,5x la zone active se montre très complexe. Notons la jolie forme spiralée de la pénombre qui entoure la plus grosse tache sombre, c'est très original. Cette tache montre également une belle sensation de relief car elle paraît clairement en dépression tandis que la pénombre elle est surélevée. La granulation de la photosphère ressort également très bien sur l'ensemble de l'image grace à la turbulence atmosphérique modérée et le filtre continuum.


 

Le 11 novembre 2025 à 9h18 HL

Retour sur le Soleil et le grand complexe de taches solaires AR 4274 en ce mardi 11 novembre 2025 à 9h18, alors que notre étoile est encore basse sur l'horizon. Pour commencer je vous propose une image intégrale avec le Seestar S50 et le filtre et le filtre K&F Concept ND100000. AR 4274 est visible dans la partie haute du Soleil.


 

Le 10 novembre 2025

En fin d'après-midi j'assiste au coucher de Soleil depuis la Batarelle Haute à Marseille. 

 


 Le groupe AR4274 est perceptible à l’œil nu au raz de l'horizon avec une forte absorption atmosphérique protectrice ou à travers à un filtre solaire tenu devant les yeux.

 

Les CME issues d'AR4274 étaient bien orientées vers nous, il va falloir surveiller le ciel mardi ou mercredi soir. Une tempête de niveau G3 ou G4 pourrait donner un KP de 7 ou 8 !

 


 En ce lundi 10 novembre 2025, le coucher de Soleil est magnifique. Même après la disparition du groupe de taches solaires sous l'horizon, le spectacle continue avec avec de beaux détachements.